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  <title>Sophie Mouton</title>
  <link>http://sophie-mouton.info/</link>
  <description>Conservation et valorisation du patrimoine industriel</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 03 May 2008 17:14:54 +0200</pubDate>
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    <title>« Des machines et des Dieux »</title>
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    <pubDate>Thu, 01 May 2008 11:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>musées</category><category>production</category><category>reconversion</category><category>Rome</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Lorsqu'on pense à &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rome&quot;&gt;Rome&lt;/a&gt;, son architecture et ses musées, on pense rarement au patrimoine industriel. Et pourtant ! Au détour de mes lectures, j'ai découvert un site tout à fait étonnant : à la fois antenne des fameux &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9es_du_Capitole&quot;&gt;musées du Capitole&lt;/a&gt; et &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.centralemontemartini.org/sede/la_centrale_elettrica&quot;&gt;centrale thermoélectrique&lt;/a&gt; du début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle : la Centrale Montemartini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, alors que les musées capitolins sont en pleine réorganisation, on déménage les chefs d'œuvre antiques qu'ils abritent. Pour ne pas les soustraire à la vue des publics, on fait le choix d'exposer ces collections dans un lieu inédit : la première centrale électrique publique romaine (1912). Archéologie classique et archéologie industrielle ont donc été rapprochées pour former une exposition hors du commun : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.centralemontemartini.org/didattica/didattica_per_le_scuole/gli_dei_e_le_macchine&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des machines et des Dieux&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Cette cohabitation curieuse entre outils de production et sculptures antiques a remporté un vif succès auprès des publics. Les odeurs de graisse, la sobriété architecturale des lieux mêlées à la force des œuvres antiques plongent les visiteurs dans un univers intéressant et les amènent à s'interroger : quels sont les divinités de notre XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle ?&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/central_montemartini.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/central_montemartini.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; text-indent: 0; font-size:80%&quot;&gt;Statues d'Hygée et d'Estia devant le tableau de manœuvre d'un moteur diesel&lt;br /&gt;© Ville de Rome &amp;amp; Zètema Progetto Cultura. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005 les travaux au sein des musées du Capitole sont terminés. Cette espace d'exposition à vocation temporaire aurait donc dû disparaître... Mais face à l'engouement du public, la &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.centralemontemartini.org/&quot;&gt;Centrale Montemartini&lt;/a&gt; est devenu un espace permanent, membre du réseau des musées du Capitole. Elle abrite désormais les acquisitions les plus récentes de ces musées. Aujourd'hui, c'est toute la zone industrielle Ostiense Marconi, la plus ancienne de la capitale italienne (qui comprend outre la centrale électrique Montemartini, un abattoir, un gazomètre, des structures portuaires, l’ancienne usine Mira Lanza et les anciens marchés généraux), qui est en voie de reconversion : elle accueillera bientôt une cité des sciences et un campus universitaire. &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>H.J. Heinz Company</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2008/02/02/HJ-Heinz-Company</link>
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    <pubDate>Sat, 02 Feb 2008 17:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>production</category><category>États-Unis</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il y a un mois environ, je découvrais les États-Unis et notamment la ville qui fut certainement la capitale industrielle du monde à l'aurée du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle: &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pittsburgh&quot;&gt;Pittsburgh&lt;/a&gt;, &lt;q&gt;the smoky city&lt;/q&gt;. À Pittsburgh, deux grands industriels ont marqué la ville : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Carnegie&quot;&gt;Carnegie&lt;/a&gt; - le roi de l'acier et Henry J.Heinz - le roi du ketchup.&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/heinz_factory.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block; width: 399px; height: 266px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.heinz_factory_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class=&quot;center&quot;&gt;Heinz Factory, Pittsburgh (Pennsylvanie), 27 décembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Un entrepreneur précoce (1844 - 1888)&lt;/h3&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/portraitHJHeinz.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; width: 164px; height: 245px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.portraitHJHeinz_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Henry John Heinz naît en 1844 à Birmingham, banlieue sud de Pittsburgh (Pennsylvanie, USA). Il appartient à une famille modeste d'émigrés allemands, originaires de &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://de.wikipedia.org/wiki/Kallstadt&quot;&gt;Kallstadt&lt;/a&gt;. Alors qu'il est âgé de cinq, sa famille emménage à Sharpsburg au nord de Pittsburgh, dans une petite maison dotée d'un jardin. L'histoire raconte que dès sa plus jeune enfance, Henry John Heinz aide sa mère à cultiver ce petit terrain et va très vite en faire une affaire rentable. Car il vend la production familiale aux alentours et la transforme. À 9 ans, H.J. Heinz vend sa propre sauce au raifort. Adolescent, ses affaires sont florissantes et à 17 ans, il gagne 2400$ par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1869, alors âgé de 25 ans, il monte sa première société avec un voisin : Heinz Noble and Company. La maison de Sharpsburg est alors au cœur de l'entreprise. H.J. Heinz restera très attaché à cette maison de ses débuts, &quot;Where We Began&quot;, et ira jusqu'à la faire déplacer par voie fluviale en 1904 pour la mettre au centre de son nouveau complexe industriel, à Pittsburgh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, dans les années 1870, Heinz et Noble diversifient leur production de condiments vendus sous verre : à la sauce au raifort ils ajoutent des cornichons préparés de différentes façons, des oignons, de la moutarde, puis en 1873 du vinaigre. Les matières premières leur parviennent par voiture à cheval, des épiciers de la région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1875, les États-Unis connaissent une crise bancaire de grande importance. Heinz Noble Company n'y survivra pas. Mais H.J. Heinz n'abandonne pas son projet industriel et lance la même année F&amp;amp;J Heinz, avec son frère John et son cousin Frederick. C'est durant ces années difficiles qu'Heinz inaugure une production qui le rendra célèbre dans le monde entier: le ketchup. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1888 H.J. Heinz se sépare de ses associés. C'est la naissance de H.J.Heinz Company.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Industrie et hygiénisme : de l'industrie alimentaire à un idéal sanitaire, physique et moral&lt;/h3&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/Women_washing_bottles1905Heinz.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; width: 141px; height: 116px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.Women_washing_bottles1905Heinz_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Dès ses débuts, H.J. Heinz lance le concept qui deviendra sa marque de fabrique : la pureté des aliments. Il choisit de mettre ses sauces dans des bouteilles de verre transparentes, de manière à prouver cette pureté aux consommateurs. Il faut rappeler que la conservation des aliments par stérilisation est apparue en Europe à la toute fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, avec &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Appert&quot;&gt;Nicolas Appert&lt;/a&gt;. Heinz reprend donc cette technique et va participer à la diversification du régime alimentaire, en diffusant notamment la tomate, qui à la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle était considérée comme un fruit exotique, venue du Mexique et connue sous le nom de &lt;q&gt;love apples&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/manucure1911Heinz.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right; width: 122px; height: 152px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.manucure1911Heinz_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;En 1906, l'industriel milite pour l'adoption d'une loi instaurant un label qualité pour l'alimentation, le &lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Pure_Food_and_Drug_Act&quot;&gt;Pure Food and Drugs Act&lt;/a&gt;. Pour H.J. Heinz, il s'agit de rassurer le consommateur. Il veut que soient associés dans l'esprit de la population conservateurs chimiques et médiocrité des aliments. Heinz sera alors la première société à fabriquer du ketchup sans conservateur artificiel. C'est grâce à cette image de qualité et de naturel, qu'Heinz va conquérir de nombreux marchés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À Pittsburgh, le complexe industriel qui sera bâti entre 1890 et 1898 répondra à des normes d'hygiène strictes. Ainsi les ouvrières devront se rendre une fois par semaine chez la manucure, afin de ne pas contaminer les aliments.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;L'expansion économique (1888 - 1919)&lt;/h3&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/Heinzdanslemonde1899.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.Heinzdanslemonde1899_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;En 1890, Henry J. Heinz quitte donc la maison familiale pour les rives de la rivière &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Allegheny&quot;&gt;Allegheny&lt;/a&gt;. Là, il profite d'une situation géographique stratégique : ses usines pourront être desservies par le chemin de fer de Pittsburgh et par voie fluviale. Il élève sur ce terrain &lt;q&gt;the Home of the 57 varieties&lt;/q&gt;. C'est en effet en 1892 que ce slogan fait son apparition dans la politique de communication de la firme. Pourquoi 57 variétés? Non pas pour présenter effectivement la gamme des produits Heinz, mais tout simplement parce que le fondateur trouvait que cela sonnait bien. En 1911 le complexe industriel est doté d'une verrerie. Heinz contrôle désormais toute la ligne de production, du contenant au contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1905 une étape importante est franchie: l'entreprise devient une société commerciale par action, dont Henry J. Heinz devient évidemment le premier président. Les affaires sont florissantes, en 1907 la société H.J. Heinz concentre 1/5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; des investissements américains dans le secteur alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henry J. Heinz voit plus loin. Après un premier voyage en Angleterre en 1886, il décide de s'implanter outre-atlantique en 1896. L'Angleterre devient dès lors une deuxième nation pour Heinz. L'entreprise a désormais un rayonnement international. En mai 1913 Henry J. Heinz effectue notamment un important voyage en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Paternalisme et philanthropie : &lt;q&gt;Worker's utopia&lt;/q&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Henry J. Heinz la rationalité et l'hygiène ne doivent pas être réservées à l'industrie alimentaire. Ces deux notions sont pour lui des valeurs primordiales, qu'il souhaite appliquer à la société et en premier lui à la communauté de ses 4000 ouvriers, employés à Pittsburgh au début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Henry J. Heinz va mettre en place une véritable &quot;utopie industrielle&quot;, dans laquelle les notions de &quot;pureté&quot;, &quot;loisir&quot;, &quot;communion avec la nature&quot; et &quot;rationalité&quot; tiennent une place importante. Ainsi les employés disposeront-ils de l'eau courante dans leur foyer et pourront-ils profiter de loisirs collectifs : récitals, clubs de philosophie, pique-nique annuel, etc. L'entreprise Heinz se veut une grande famille: quand le fils Howard Heinz se marie, les employés ont tous droit à un jour de repos. Par le biais de la photographie notamment, l'industriel va créer l'image d'une communauté modèle, dans laquelle production industrielle et harmonie sociale sont étroitement mêlées. Ainsi le &lt;em&gt;Pittsburgh Gazette-Times &lt;/em&gt;dans son album intitulé &lt;em&gt;The Story of Pittsburgh and Vicinity&lt;/em&gt; consacre-t-il deux pages entières à l’illustration du modèle Heinz:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;The factory includes reading rooms, exercise rooms and medical attendance for employees, besides innumerable things to make the work congenial and &lt;strong&gt;the factory a place the employee comes to joyfully and leaves regretting&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Henry J. Heinz finance également la construction d'un centre pour la jeunesse, érigé en 1913, auquel il donnera le nom de sa femme, Sarah, un théâtre, ainsi qu'une chapelle de style néo-gothique en mémoire de sa mère et qui sera inaugurée en 1938 par ses descendants.&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/2007-12-27_15-03-16.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/2007-12-27_15-03-16.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p class=&quot;center&quot;&gt;Sarah Heinz House &lt;q&gt;Erected a.d. 1913 by H.J. Heinz in memory of his wife Sarah Heinz. Dedicated to the training of youth and the moulding of character.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Les successeurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1919, Henry J. Heinz décède d'une pneumonie, à l'âge de 75 ans. Howard Heinz prend la tête des 25 usines et des quelques 200 installations qui portent le nom de son père. Il a largement recours aux scientifiques et aux ingénieurs pour améliorer et innover, instaurant notamment de nouveaux contrôles qualité. Il traversera la période difficile de la &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_d%C3%A9pression&quot;&gt;Grande Dépression&lt;/a&gt; en produisant de la soupe et de la nourriture pour enfants. En 1941, Henry Jack (H.J. II) Heinz lui succède. Sous sa direction, durant la Seconde Guerre mondiale, les usines de Pittsburgh participeront à l'effort de guerre en produisant des pièces pour l'aéronautique ou des rations alimentaires. Puis les managers seront recrutés hors du cercle familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Jusqu'aux années 1960, la compagnie se développe en créant ses propres infrastructures. Dans la seconde moitié du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, la politique va évoluer et Heinz va racheter de nombreuses marques en Italie, au Portugal, au Mexique mais aussi aux États-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui H.J. Heinz Company compte quelques 110 implantations dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Heinz et Pittsburgh aujourd'hui&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;À Pittsburgh aujourd'hui, le patronyme Heinz est toujours très présent dans la ville : l'orchestre symphonique, le stade de foot ou encore le centre historique portent ce nom. Entre 1977 et 1991, l'arrière petit-fils du fondateur, &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/John_Heinz&quot;&gt;H. John Heinz III&lt;/a&gt; fut d'ailleurs sénateur de la Pennsylvanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La société Heinz, si elle a quitté son implantation historique sur les bords de l'Alleghenny, n'en a pas pour autant quitté la ville : elle vient d'ouvrir un centre de recherche et développement au nord de Pittsburgh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au site &lt;q&gt;the Home of the 57 varieties&lt;/q&gt;, il est aujourd'hui occupé par un autre géant de l'agro-alimentaire, le groupe &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.delmonte.com/&quot;&gt;Del Monte&lt;/a&gt; et est en partie transformé en appartements privés, les &lt;q&gt;Heinz Lofts&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/heinz_lofts.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.heinz_lofts_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Sources&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Didier Aubert, &lt;em&gt;Photographie et utopie industrielle : Pittsburgh au début du XXe siècle&lt;/em&gt;. &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cairn.info/search.php?WhatU=aubert&amp;amp;Auteur=&amp;amp;doc=N_RFEA_089_0033.htm&amp;amp;ID_ARTICLE=RFEA_089_0033&amp;amp;DEBUT=#HIA_1&quot;&gt;Article en ligne&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Deebie Foster, Jack Kennedy, &lt;em&gt;H.J. Heinz Company&lt;/em&gt;, Arcadia, 2006, 127 p.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;E.D. Mc Cafferty, &lt;em&gt;H.J. Heinz : a biography,&lt;/em&gt; 1923 (ouvrage consultable dans la bibliothèque numérique &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://digital.library.pitt.edu/pittsburgh/&quot;&gt;Historic Pittsburgh&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.heinz.com/History.aspx&quot;&gt;Site officiel Heinz&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Archives photographiques : &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://images.library.pitt.edu/cgi-bin/i/image/image-idx?xc=1&amp;amp;page=index&amp;amp;g=imls&quot;&gt;Historic Pittsburgh Image Collections&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Plein de bonheur pour 2008</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2008/01/07/Plein-de-bonheur-pour-2008</link>
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    <pubDate>Mon, 07 Jan 2008 17:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>moi</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/voeu.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;2008 Plein de bonheur pour cette nouvelle année Sophie&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.voeu_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour 2008, plein de billets en perspective : les lunetiers sur les façades de Morez, le patrimoine industriel dans les programmes scolaires, Heinz factory, Pittsburgh capitale industrielle du début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, etc.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Objet trouvé au fond d'un grenier</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/24/Objet-trouve-au-fond-dun-grenier</link>
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    <pubDate>Sat, 24 Nov 2007 21:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>Aisne</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/Po_le_Nanquette_1.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; width: 260px; height: 347px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/Po_le_Nanquette_1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques mois, en fouinant dans le grenier de mes grands-parents, à &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Chavigny_%28Aisne%29&quot;&gt;Chavigny&lt;/a&gt; dans l'Aisne (Picardie), je suis tombée nez à nez avec un objet qui m'a tout de suite plu: un calorifère hygiénique sur lequel on peut lire la marque &lt;q&gt;Léon Nanquette&lt;/q&gt;. Après avoir mené une petite enquête, j'ai découvert que Léon Nanquette avait été maire de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Laon&quot;&gt;Laon&lt;/a&gt;, entre 1919 et 1929. Renseignements pris, l'appareil de chauffage daterait lui aussi du début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;siècle... Le maire était-il aussi industriel? Où étaient implantées les fonderies Nanquette?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amis blogueurs et amateurs de patrimoine industriel, j'ai besoin de vos lumières pour retracer l'histoire de ce bel objet, un peu rouillé!&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/Po_le_Nanquette_2.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; clear: left; display: block; width: 354px; height: 266px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.Po_le_Nanquette_2_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Dessus du calorifère: fonte de fer&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Valoriser le patrimoine industriel du Haut-Jura au Musée de la Lunette de Morez !</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/10/05/Valoriser-le-patrimoine-industriel-du-Haut-Jura-au-Musee-de-la-Lunette-de-Morez</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Oct 2007 09:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>Jura</category><category>moi</category><category>musées</category><category>proto-industrie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/vue_morez.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right; width: 185px; height: 248px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.vue_morez_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Dans quelques jours j'aurai quitté le grand Ouest et son industrie lourde, ses chantiers navals, son architecture portuaire pour le Jura et la petite ville de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://morez1900.free.fr/&quot;&gt;Morez&lt;/a&gt;. Je suis en effet &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/rubrique/experiences/Chargee-mediation-culturelle-Musee-lunette-Morez&quot;&gt;chargée de la médiation culturelle&lt;/a&gt; au &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.musees-franchecomte.com:80/index.php?p=239&quot;&gt;Musée de la lunette&lt;/a&gt;, musée de France qui a ouvert ses portes en 2003. Mais pourquoi la lunette à Morez?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle des ateliers s'implantent sur les bords de la Bienne au lieu-dit de la Combe Noire, utilisant l'énergie hydraulique. La famille Morel serait la première à s'y installer, elle laissera son nom à la ville de Morez. Morez va se développer au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle du fait notamment de sa proximité avec la Suisse, en produisant des horloges et des clous. En 1796 un cloutier, Hyacinthe Caseaux a une idée: il utilise du fil de métal pour fabriquer des bésicles. C'est le début de la lunetterie morézienne, qui connaît son essor au milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/viseum.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; width: 240px; height: 159px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.viseum_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morez, qui compte quelques 6000 habitants aujourd'hui, est donc pétrie d'histoire industrielle. Le musée de la Lunette a été conçu en collaboration avec les &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.musees-des-techniques.org/index.php&quot;&gt;Musées des Techniques et Cultures Comtoises&lt;/a&gt; pour valoriser cette identité industrielle, pour développer un tourisme économique par l'aménagement culturel d'un territoire enclavé en fond de vallée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le musée de la Lunette appartient à un ensemble dédié à l'activité lunetière: Viseum. Il côtoie le syndicat professionnel de la lunetterie, un espace de recherche et développement et un magasin d'optique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/int_rieur_mus_e_lunette.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right; width: 218px; height: 163px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.int_rieur_mus_e_lunette_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition permanente est divisée en plusieurs séquences. Le parcours débute par l'histoire locale et la mise en valeur des premiers savoir-faire: clouterie, horlogerie, émaillerie. Puis on évoque l'histoire des techniques en détaillant les différentes étapes de fabrication des lunettes en métal. Une place importante est faite à l'histoire sociale: des premiers paysans pluri-actifs aux immigrés du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, qui sont les &lt;q&gt;gens de la lunetterie&lt;/q&gt;? À l'étage est exposée une impressionnante collection d'arts décoratifs: des lunettes comme élément de parure et de représentation sociale. Enfin le musée aborde également l'histoire des sciences, en proposant de nombreuses manips': pourquoi porte-t-on des lunettes? Le musée programme en outre des expositions temporaires. A l'affiche en ce moment: &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.musees-franchecomte.com/gallery_files/site_1/823/explorer_mesurer_cartographier_le_ciel.pdf&quot;&gt;&quot;Visions du monde. Explorer, mesurer et cartographier le ciel&quot;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais beaucoup apprendre au sein de cette petite structure !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Pour en savoir plus sur l'industrie morézienne&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Olivier, Jean-Marc, &lt;em&gt;Des clous, des horloges, des lunettes. Les campagnards moréziens en industrie (1780 - 1914)&lt;/em&gt;, 2004, ISBN &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/clous-horloges-lunettes-campagnards-mor%C3%A9ziens/dp/2735504808&quot;&gt;978-2735504800&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Industria: l'esthétique des ruines industrielles</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/09/24/Industria%3Aesthetique-des-ruines-industrielles</link>
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    <pubDate>Mon, 24 Sep 2007 17:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>art contemporain</category><category>exposition</category><category>Paris</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'ai profité d'un passage sur Paris pour aller jeter un œil au travail d'&lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://reliques.online.fr&quot;&gt;Yves Marchand et de Romain Meffre&lt;/a&gt;, deux photographes attirés par les espaces désolés, les atmosphères de fin du monde...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;Affiche Industria&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/industria.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;center&quot;&gt;Expo photo jusqu'au 6 octobre 2007, du mardi au samedi de 15h à 20h30&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.kennory-kim.com&quot;&gt;Galerie Kim Kennory&lt;/a&gt;,  &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://maps.google.fr/maps?q=22+rue+des+vertus,+75003+Paris&amp;amp;iwloc=addr&amp;amp;om=1&quot;&gt;22 rue des vertus, 75003 Paris&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette visite dans une petite galerie du 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement a été comme un voyage au cœur des bouleversements spatiaux de ces dernières années. L'historienne est  évidemment tout de suite séduite. L'amatrice d'art n'est pas en reste: des gris, des verts, des bleus, des blancs rencontrent des couleurs plus chaudes - la rouille, la terre - pour laisser une impression de décadence, d'apocalypse, de silence. La désindustrialisation est bien la fin d'un monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves Marchand et Romain Meffre nous offrent une rétrospective de leur œuvre, qui les a conduit à travers le monde: ex-RDA, USA, Belgique, France, Italie... À découvrir!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Petite escapade professionnelle dans le Haut-Jura</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/09/12/Le-patrimoine-industriel-du-Jura</link>
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    <pubDate>Wed, 12 Sep 2007 15:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>histoire</category><category>Jura</category><category>proto-industrie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Une rencontre avec les responsables du &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.parc-haut-jura.fr&quot;&gt;Parc Naturel Régional du Haut-Jura&lt;/a&gt; a été pour moi l'occasion de découvrir ce territoire, marqué par une forme d'industrialisation bien spécifique. La région de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.saint-claude.fr&quot;&gt;Saint-Claude&lt;/a&gt; et de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Morez&quot;&gt;Morez&lt;/a&gt; a en effet connu ce que les économistes et les historiens, depuis Franklin Mendels (1969), appellent la &quot;proto-industrie&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce territoire reculé, des paysans pluri-actifs ont su utiliser les atouts naturels et géographiques du Haut-Jura, profitant de la période d'autarcie hivernale pour fabriquer des produits manufacturés à forte valeur ajoutée. Cette production industrielle destinée à l'exportation formait une ressource complémentaire non négligeable pour nombre de familles paysannes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce système de production éclaté, aussi appelé établissage, a récemment été étudié comme une forme d'industrialisation spécifique et non plus comme l'étape précédent l'entrée dans l'âge industriel. &lt;a href=&quot;http://ruralia.revues.org/document84.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot; ref=&quot;http://ruralia.revues.org/document84.html&quot;&gt;La thèse de Jean-Marc Olivier&lt;/a&gt; notamment s'emploie à décrire ce phénomène d'&quot;industrisalisation douce&quot; comme une forme d'organisation économique et sociale à part entière. Pour ce chercheur, la Haut-Jura a connu une forme d'industrialisation d'essence rurale et non dictée par les marchands venus des villes, qui reposerait sur une dynamique sociale plutôt qu'économique. Il met notamment en avant l'attachement des Jurassiens à leur territoire: contrairement aux autres régions, le Jura n'est que peu touché par la vague d'émigration que connaît la France rurale du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;  siècle. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces entrepreneurs en milieu rural ont donc profité de l'arc de fer, des forêts et du vaste réseau hydrographique du Haut-Jura pour développer les industries du bois et les industries métallurgiques, leur localisation sur l'axe de communication Genève-Paris leur permettant d'écouler leurs productions. Ainsi la ville de Saint-Claude est-elle renommée pour le travail du bois et notamment la fabrication de pipes, héritant des techniques des tourneurs. Au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;  siècle, l'industrie plasturgique s'installera dans cette région pour profiter de ces savoir-faire. A Morez, l'industrie métallurgique s'est d'abord illustrée dans la fabrication de clous (fin XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; - début XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; ), puis d'horloges (1820-1880) pour être aujourd'hui reconnue comme le principal centre de production de lunettes en France, et ce depuis la seconde moitié du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;  siècle. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La région recèle de nombreuses richesses industrielles: &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc-et-Senans&quot;&gt;Arc et Senans&lt;/a&gt; et sa saline royale, les industries alimentaires, chimiques, extractives sont également représentées. Depuis 1988, la &lt;acronym title=&quot;Direction régionale des affaires culturelles&quot;&gt;DRAC&lt;/acronym&gt; et l'Inventaire de Franche-Comté mènent une opération de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/indus39/home.htm&quot;&gt;repérage du
patrimoine industriel du Jura&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Brest, plateau des Capucins: présentation historique</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/06/Le-plateau-des-Capucins-Brest</link>
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    <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 12:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>Brest</category><category>construction navale</category><category>histoire</category><category>reconversion</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En 1631, Richelieu décide la création d'un port militaire sur les rives de la Penfeld. &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Brest&quot;&gt;Brest&lt;/a&gt;, ville fortifiée par Vauban, devient donc une zone militaire de première importance pour le royaume de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au début du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;  siècle, la Marine étend son emprise sur le site au plateau des Capucins, qui jusqu'à la Révolution abritait le couvent et l'église des moines Capucins. Le plateau devient alors une caserne, réservée aux apprentis canonniers. En 1840, le ministre de la Marine décide la construction d'ateliers destinés à accueillir le chantier de trois frégates. Le plateau trouve alors sa nouvelle vocation: la construction navale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Réalisés selon les plans des ingénieurs Fauveau et Menu du Mesnil, les ateliers du plateau des Capucins incarnent la perfection technique de la Révolution industrielle. Le plateau surplombant les quais d'une hauteur de 25 mètres, il faut creuser la roche, s'adapter au relief. Les travaux sont d'une grande pénibilité et donc confiés aux forçats du bagne de Brest. Des grues vont être installées pour relier les ateliers du plateau aux quais de la Penfeld.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/capuc1.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.capuc1_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers sont construits en pierre de taille, matériau très répandu dans la région brestoise. Ils se décomposent en trois grandes halles parallèles, larges de 16 mètres et longues de 150 mètres. Ces espaces ne sont pas perturbés par des poteaux de fonte: l'organisation spatiale des ateliers pourra donc évoluer. Ces trois halles accueillent les ateliers de fonderie, d'ajustage et de montage. À ces trois espaces principaux s'ajoutent des bâtiments plus modestes, les annexes, aménagées en cours, qui relient les halles entre elles. Les ateliers sont parsemés de rails, facilitant le transport des matériaux. Des chambres souterraines sont aménagées pour accueillir les machines et les réserves d'eau pour les chaudières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1865, les travaux sont terminés: le site industriel des Capucins permet une coordination parfaite des différentes étapes de la construction navale. Les ateliers sont spécialisés dans la réalisation du gros équipement des navires de guerre, on y trouve donc des activités très variées: fonderie, ajustage, montage, chaudronnerie, clouterie, mécanique, etc. Dans ces ateliers vont être réalisés les équipements de pointe de la Marine des XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1944, la ville de Brest est totalement détruite. Les ingénieurs chargés de la reconstruction des ateliers vont conserver l'aspect général du site, introduisant toutefois un nouveau matériau: le béton armé.&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:PlanArsenalBrest.gif?uselang=fr&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.PlanArsenalBrest_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;Les Chantiers Navals vont reprendre leur activité à la Libération. Cependant l'espace de la Penfeld et le plateau des Capucins en particulier vont se révéler trop étroits et peu adaptés à la construction de l'équipement des navires de guerre actuels. En mai 2003, la &lt;acronym title=&quot;Direction des constructions navales&quot;&gt;DCN&lt;/acronym&gt; quitte définitivement le site. Brest, arsenal militaire, tend à devenir une simple base navale. Outre le plateau des Capucins, la réorganisation des activités militaires et industrielles à Brest va libérer d'autres espaces, tels le port du Château et le site du Salou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La communauté urbaine, &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cub-brest.fr/penfeld/capucins/plateau-capucins.html&quot;&gt;Brest Métropole Océane&lt;/a&gt; doit aujourd'hui réinventer des espaces jusqu'ici interdits aux activités civiles. Au terme d'un concours national, &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cub-brest.fr/penfeld/capucins/projet_equipe_fortier.html&quot;&gt;le projet de l'équipe Fortier&lt;/a&gt; a été retenu pour la reconversion de ce site patrimonial. L'enjeu est de taille pour le territoire, je vous le détaillerai dans un prochain billet...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Sources&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Abéguilé-Petit Catherine, « Le plateau des Capucins. Un site brestois à reconquérir. » in &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chasse-maree.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Chasse-Marée&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, n°191, octobre 2006, p. 16 – 29&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cub-brest.fr/penfeld/capucins/plateau-capucins.html&quot;&gt;Pages sur les Capucins du site de la ville de Brest et de Brest Métropole Océane&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Crédit &lt;em&gt;Plan schématique de l'arsenal de Brest&lt;/em&gt;: &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Sardon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sardon&lt;/a&gt;, Creative Commons BY-SA&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La nouvelle vie des nefs Dubigeon à Nantes: les Machines de l'Île</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/30/La-nouvelle-vie-des-nefs-Dubigeon-a-Nantes%3A-les-Machines-de-lIle</link>
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    <pubDate>Sun, 01 Jul 2007 14:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>art contemporain</category><category>construction navale</category><category>Nantes</category><category>reconversion</category>    
    <description>    &lt;p&gt;1987. La foule, émue, se presse pour assister à la mise à l'eau du dernier navire construit par les &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Chantiers_Dubigeon&quot;&gt;chantiers Dubigeon&lt;/a&gt;, à l'extrémité de l'Île de Nantes, sur la Prairie au Duc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2007. La foule, joyeuse, se presse à nouveau sur l'Île de Nantes pour contempler la première sortie d'un géant de métal d'un autre type: l'éléphant. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Histoire d'une reconversion...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction navale s'est développée précocement à &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Nantes&quot;&gt;Nantes&lt;/a&gt;. Sa situation en fond d'estuaire favorise en effet le commerce et les activités portuaires qui elles-mêmes stimulent la construction de navires. Les chantiers fleurissent sur la rive nord de la Loire, notamment au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle alors que la ville connaît son expansion économique grâce à la traite négrière. Mais les chantiers, s'implantant de plus en plus vers l'aval, migrent vers Chantenay et privent Nantes des revenus de l'octroi municipal. En 1835, décision est donc prise de lotir la prairie de la Madeleine et la prairie aux Ducs, afin d'y installer la construction navale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur ce site qu'un constructeur nantais bien connu, Dubigeon, migre et installe son industrie en 1910. Au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, Nantes vit au rythme de ses chantiers, l'île devenant progressivement la principale zone industrielle. En 1950, l'activité bat son plein, la reconstruction est une période faste: l'État passe de nombreuses commandes pour rétablir sa flotte. Mais l'activité nantaise ne va pas supporter la crise économique des années 1970 et surtout la concurrence accrue du Japon. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1987, le &lt;em&gt;Bougainville&lt;/em&gt; sort des chantiers navals nantais. Ce sera le dernier navire construit à Nantes. La fermeture des chantiers navals est vécue comme un traumatisme par la population. Les travailleurs, réunis en groupes de pression pour éviter la fermeture de &quot;la Navale&quot;, vont bientôt se trouver réunis dans une autre bataille pour la conservation des traces matérielles de l'activité navale à Nantes. En 1995 les différentes associations se regroupent en un collectif et la &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://perso.orange.fr/mht-nantes/&quot;&gt;Maison des Hommes et des Techniques&lt;/a&gt; ouvre dans l'ancien bâtiment de la direction des chantiers. Le classicisme de sa façade explique sans doute la volonté originelle de&amp;nbsp; le sauvegarder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; width: 214px; height: 259px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/toit_nef.JPG&quot; /&gt;Il n'en va pas de même pour les nefs Dubigeon, qui abritaient la grosse chaudronnerie des anciens Ateliers de la Loire (qui ont fusionné dans les années 1960 avec les autres chantiers pour former Dubigeon Normandie). Les élus et les porteurs du projet de reconversion du site ne semblent pas percevoir tout de suite l'intérêt patrimonial de cette belle architecture de fer et d'acier, caractéristique du début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Mais progressivement, à force de concertation, les nefs vont trouver leur place dans le grand &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.iledenantes.com&quot;&gt;projet de l'Île de Nantes&lt;/a&gt;. Il faut en effet inventer un nouvel avenir pour ce site, qui semble avoir perdu toute raison d'être avec la vague de désindustrialisation des années 1980. Inventer demain, sans faire table rase du passé industriel: telle est la mission de l'architecte Alexandre Chemetoff, dont le projet a été retenu en 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexandre Chemetoff veut faire des anciennes nefs Dubigeon un espace public, ouvert aux projets et aux initiatives. Elles constituent un ensemble de 180 mètres de long, de 60 mètres de large et de 26 mètres de long. L'objectif principal des travaux de réhabilitation a été de mettre en valeur et de tirer profit de ces grands volumes. La structure (métallique et béton) a donc été mise à nu, nettoyée et restaurée. Les travaux ont été confiés à Patrick Bouchain et Nicole Concordet, qui ont déjà fait leurs preuves dans la reconversion de l'usine LU en un centre culturel. Deux rues traversent les nefs. La première, du nord au sud, ouverte à la
circulation des piétons et des cycles sera le cœur de l'activité du
lieu. La seconde, d'est en ouest, prolongera la rue la Tour d'Auvergne
et s'ouvrira sur le site des chantiers. De part et d'autre de ces rues et autour des nefs de nouveaux programmes, pérennes ou temporaires, s'implanteront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atelier et &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lesmachines-nantes.fr&quot;&gt;la galerie des machines&lt;/a&gt; sont le premier programme à s'implanter sur les lieux. L'éléphant, tout droit sorti de l'imaginaire de François Delarozière (Royal de Luxe) et de Pierre Oréfice, s'est installé dans la nef Est. Premier d'un bestiaire mécanique digne des romans de Jules Verne, il symbolise le renouveau des nefs, la reconversion de friches industrielles par l'art. Si certains passionnés ou nostalgiques de la Navale auraient aimé une reconversion plus directement liée aux activités portuaires, il semble que les machines de l'Île de Nantes aient réussi un premier pari: réconcilier les Nantais avec ce territoire industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/._l_phant_nef_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les joies de la blogosphère !</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/24/Les-joies-de-la-blogosphere</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Jun 2007 15:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>moi</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Nouvelle venue dans la blogosphère, j'ai ouvert cet espace pour faire connaître et partager ma passion pour le patrimoine industriel. Après quelques semaines seulement, je suis lue sur trois continents, &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://blog.pelerin.info/patrimoine-en-blog/2007/06/sophie_mouton_un_passion_vouee_1.html&quot;&gt;retenant même l'attention de quelques-uns&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sophie Mouton&lt;/strong&gt; (...) s'intéresse aux enjeux de la réhabilitation et de la
conservation du patrimoine industriel, comme en témoigne le très
intéressant blog qu'elle consacre à sa passion : http://sophie-mouton.info&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une passion dont elle voudrait faire sa profession. &lt;strong&gt;Si vous avez la
responsabilité d'un site patrimonial à vocation industrielle, ne la
laissez pas passer, vous pourriez le regretter.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; Je remercie &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://blog.pelerin.info/patrimoine-en-blog/2006/10/lauteur.html&quot;&gt;Benoît de Sagazan&lt;/a&gt; pour son soutien. Journaliste, il tient &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://blog.pelerin.info/patrimoine-en-blog/&quot;&gt;un blog consacré à tous les patrimoines&lt;/a&gt; qui se révèle être un excellent medium pour suivre l'actualité patrimoniale et une véritable mine d'information. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces premiers contacts m'encouragent à continuer l'aventure et à écrire régulièrement pour vous faire découvrir nombre de sites méconnus et pourtant exceptionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès demain débute une nouvelle expérience professionnelle: je suis médiatrice culturelle au &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.chateau-nantes.fr&quot;&gt;château des Ducs de Bretagne, musée d'histoire de Nantes&lt;/a&gt;. Je vais avoir l'occasion de vous présenter le riche patrimoine industriel de cette ville ! &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les grands Moulins de Pantin: un exemple de reconversion</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/17/Patrimoine-industriel-de-Pantin-Grands-Moulins</link>
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    <pubDate>Sun, 17 Jun 2007 18:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>production</category><category>reconversion</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/Moulins_Pantin_travaux2.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.Moulins_Pantin_travaux2_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;A Pantin, entre le canal de l'Ourcq et la voie ferrée, se dresse une silhouette imposante: les grands Moulins. Témoignage de l'importance de la petite couronne parisienne dans l'approvisionnement de la capitale au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;siècle, ce site est aujourd'hui le symbole d'une nouvelle banlieue en voie de tertiarisation. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier moulin est attesté sur les lieux dès 1882. La fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;siècle voit en effet les grandes minoteries industrielles supplanter les moulins artisanaux, terminant un mouvement de concentration amorcé depuis la fin du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;siècle. Dès l'origine, le choix est fait d'adopter le nouveau procédé de la mouture hongroise: les meules traditionnelles sont remplacées par des broyeurs à cylindre. Cela permet à la fois une production de farines de meilleure qualité et une gestion simplifiée de l'espace. Au début de la Grande Guerre, cette société se place au 7&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; rang pour l'approvisionnement de la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'entre-deux-guerres est propice à la concentration de l'activité: en 1921 la Société des Grands Moulins de Strasbourg acquiert la minoterie de Pantin, puis construit en 1923 un nouveau moulin, fait d'une structure de béton et d'un remplissage de briques. L'origine alsacienne de l'architecte, Eugène Haug, explique certainement le choix de grandes toitures à pans brisés, d'inspiration germanique. Cette architecture en hauteur est caractéristique des grandes minoteries du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Endommagés en 1944 par l'explosion d'une péniche minée, les bâtiments sont partiellement reconstruits par l'architecte Léon Bailly, dans le respect du style initial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1970 et 1990, les Grands Moulins de Pantin s'engagent dans la boulangerie industrielle (marque Baguépi), automatisent la production et réduisent leurs effectifs. Racheté par le groupe Soufflet en 1996, l'établissement cesse définitivement toute activité en mars 2004. Se pose alors la question du devenir d'un tel ensemble industriel...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant la vente, l'ancien propriétaire conscient de l'intérêt patrimonial du site a tenu à organiser un concours d'architecture avec la collaboration des instances municipales et nationales (&lt;acronym title=&quot;Direction régionale des affaires culturelles&quot;&gt;DRAC&lt;/acronym&gt;, &lt;acronym title=&quot;Service départemental de l'architecture et du patrimoine&quot;&gt;SDAP&lt;/acronym&gt;). Vendu au cours de l'été 2004 à un promoteur immobilier, l'ensemble doit être, après quelques démolitions, converti en immeubles de bureaux par le cabinet d'architectes &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.reichen-robert.fr/&quot;&gt;Reichen et Robert&lt;/a&gt;. Le cahier des charges prévoit la revalorisation partielle des bâtiments anciens ainsi que la construction de nouveaux espaces. L'ensemble des travaux est réalisé sous la norme &lt;acronym title=&quot;Haute qualité environnementale&quot;&gt;HQE&lt;/acronym&gt;: la reconversion de bâtis industriels témoigne également d'une volonté de développement durable. Les porteurs du projet entendent préserver la mémoire du lieu en conservant les bâtiments du moulin central, du silo de préparation des moutures, du silo à grains et du magasin à farine. La tourelle doit devenir le symbole du site. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette mise en valeur se limite à la seule enveloppe extérieure, l'ensemble de l'appareil de production ayant été démonté. Reste donc l'architecture pittoresque des années 1920, débarrassée des extensions postérieures. Nombre d'observateurs regrettent ce &quot;façadisme&quot;, trop superficiel pour permettre la compréhension des lieux, de leur histoire technique, industrielle et sociale. Il n'en reste pas moins que ce genre de réemploi est un prélude nécessaire à toute valorisation patrimoniale. On peut, en outre, se réjouir de la conservation &lt;em&gt;in situ&lt;/em&gt; de la chaudière Babcox et Wilcox des années 1920.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconversion des grands Moulins de Pantin, en alliant respect et dynamisme, paraît donc tout à fait réussie. Réponse définitive à l'automne 2009...&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/Moulins_Pantin_travaux3.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.Moulins_Pantin_travaux3_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;center&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.projet_moulins_pantin_1_s.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Projet Reichen et Robert&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Patrimoine et industrie: petite introduction</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/08/patrimoine-industrie</link>
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    <pubDate>Fri, 08 Jun 2007 15:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;La notion de patrimoine apparaît toujours avec le sentiment de perte. L'exemple de la Révolution française est à cet égard significatif. Alors que les anciens repères sociétaux s'effondrent, les nouveaux pouvoirs républicains commencent à s'inquiéter du devenir des monuments et oeuvres d'art, symboles de la toute puissance de l'ancienne monarchie et pris d'assaut par les révolutionnaires. Ces oeuvres n'appartiennent désormais plus à personne: elles sont la propriété de tous, un legs, un bien commun, un patrimoine. Certes la protection et la reconnaissance patrimoniales se mettront en place très progressivement, mais la notion est déjà là. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Près de deux siècles plus tard, la crise économique des années 1970 annonce la disparition d'un autre monde: un monde industrialisé, apparu dans l'Europe du début du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Les sociétés occidentales vont sortir de l'âge industriel. Disparaissent alors de nombreux métiers, autant de cultures que de secteurs d'activité. La fermeture du dernier carreau minier en 2004 symbolise à lui seul la fin de ce monde, né des révolutions techniques du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Des historiens, des universitaires vont alors prendre conscience de l'intérêt scientifique et patrimonial des XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècles industriels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'intéresser au patrimoine industriel, c'est s'intéresser à un certain type de paysage, façonné par l'homme et par ses activités. Les vestiges industriels, les bâtiments abritant des activités fabricantes ont participé et participent toujours à structurer le territoire. Leur connaissance est donc essentielle à la compréhension de notre environnement. &lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Les lieux de l’industrie sont non seulement les espaces où se fabriquent les produits mais également ceux du&amp;nbsp; &quot;premier cercle&quot; engendrés par cette activité&amp;nbsp;: l’habitat, qu’il soit patronal ou destiné aux employés, ou bien les services organisés par l’usine. Ces constructions ont façonné le territoire et ont quelquefois considérablement imposé leur empreinte aussi bien à la campagne qu’à l’intérieur ou à proximité de la ville.&lt;sup&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/post/2007/06/08/#pnote-12-1&quot; id=&quot;rev-pnote-12-1&quot;&gt;(1)&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On peut donc, schématiquement, classer le patrimoine industriel matériel en trois catégories: lieux de production ou de transformation, habitat et services, voies de communication. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le patrimoine ne se réduit pas à une enveloppe, à des façades, à des stigmates. Le patrimoine n'est pas uniquement matériel. Le patrimoine est avant tout un regard que porte une communauté sur elle-même, sur quelque chose qu'elle reconnaît comme partie prenante de son identité. Savoir-faire et techniques peuvent donc revêtir un caractère patrimonial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patrimoine industriel possède en outre une spécificité de taille, qui réside dans la nature même de l'industrie. Activité changeante, réactive, elle se doit d'évoluer et d'innover sans cesse. Les vélléités patrimoniales pourraient donc heurter ce temps court de l'industrie, qui ne raisonne évidemment pas en termes patrimoniaux. Mais ces deux rythmes différents n'empêchent pas la connaissance et la valorisation du patrimoine industriel et de ses spécificités. &lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/post/2007/06/08/#rev-pnote-12-1&quot; id=&quot;pnote-12-1&quot;&gt;(1)&lt;/a&gt; Cartier, Claudine, &lt;em&gt;L’héritage industriel&amp;nbsp;: un patrimoine&lt;/em&gt;, Besançon, CRDP de Franche Comté, 2002, p. 57&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Diplômée !</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/06/Diplomee</link>
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    <pubDate>Wed, 06 Jun 2007 10:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>moi</category><category>Nantes</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1.5em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.logo_nantes_s.jpg&quot; /&gt;Les résultats sont tombés hier, c'est officiel: je suis diplômée de l'Université de Nantes. Avec 15,74/20 de moyenne, j'ai obtenu ma deuxième année de master professionnel (ex-DESS) Communication et médiations culturelles, spécialité &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.univ-nantes.fr/SI00122/0/fiche___formation/&quot;&gt;Valorisation du patrimoine économique et culturel&lt;/a&gt;. Cette dernière année de formation m'a permis de me spécialiser dans la mise en valeur des patrimoines économiques. Ce terme recouvre les patrimoines du monde du travail: artisanal, industriel, rural, portuaire, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier semestre a été consacré aux cours universitaires: sociologie, histoire des politiques culturelles, interculturalité, droit des contrats et de la propriété intellectuelle, multimédia, communication, montage d'un projet culturel. A ces cours se sont ajoutés de nombreuses rencontres de professionnels, des cas pratiques de valorisation de patrimoine économique. Nous avons notamment étudié:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;L'arsenal de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.ville-rochefort.fr/accueil&quot;&gt;Rochefort &lt;/a&gt; et sa candidature à l'Unesco&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.parc-naturel-briere.fr/&quot;&gt;Le Parc Naturel Régional de Brière&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.ecomusee-saint-nazaire.com/&quot;&gt;L'écomusée de Saint-Nazaire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.ecomusee-ledaviaud.com/&quot;&gt;L'écomusée du Daviaud&lt;/a&gt; (Marais Breton Vendéen)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonderie_d%27Indret&quot;&gt;Les forges d'Indret&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.maison-hommes-techniques.fr/&quot;&gt;La Maison des Hommes et des Techniques&lt;/a&gt; (Nantes)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Laboratoire de recherche (université de Nantes)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.pays-des-mauges.com/accueil.html&quot;&gt;Le Carrefour des Mauges&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;
Le deuxième semestre a été l'occasion d'un stage de fin d'études, pour moi: &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/experiences/familistere_guise&quot;&gt;le Familistère de Guise&lt;/a&gt;. Plus quelques cours d'anglais et d'allemand...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis donc prête à mettre mes connaissances et mes compétences au service de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine industriel, au sein d'un écomusée ou d'un musée de société par exemple. &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Le nouvel âge des musées&quot;</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/04/Jean-Michel-Tobelem-et-le-nouvel-age-des-musees</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Jun 2007 15:54:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>musées</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; border:1px solid;&quot;  alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/.tobelem_s.jpg&quot; /&gt;Parmi les ouvrages que j'ai pu lire dernièrement, il en est un qui a particulièrement retenu mon attention: &lt;em&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.espacestemps.net/document1878.html&quot;&gt;Le nouvel âge des musées&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Jean-Michel Tobelem, paru en 2005 chez Armand Colin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur y décortique le fonctionnement des musées, quels qu'ils soient, partout à travers le monde. Le sous-titre, &quot;Les institutions culturelles au défi de la gestion&quot;, introduit la thèse de l'auteur qui voit dans les musées du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle des &quot;organisations culturelles de marché&quot;, immergées dans le monde de la consommation. Cette immersion ne signifie pas pour autant que le musée soit une entreprise commerciale comme les autres, bien au contraire. Jean-Michel Tobelem reprend la définition de l'&lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://icom.museum&quot;&gt;&lt;acronym title=&quot;International council of museums&quot;&gt;ICOM&lt;/acronym&gt;&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Le musée est une institution permanente, sans but lucratif, au service de la société et de son développement, ouverte au public et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l'homme et de son environnement, acquiert ceux-là, les conserve, les communique et notamment les expose à des fins d'études, d'éducation et de délectation.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La thèse de Tobelem me paraît des plus pertinentes: le musée n'est pas un électron libre, détaché des réalités contemporaines. Il ne doit plus être ce conservatoire intemporel et poussiéreux, replié sur lui-même. Les musées font bel et bien partie de la société, ils évoluent avec elle. Il leur faut donc relever de nouveaux défis, tant en matière de financement, de gestion des ressources humaines que de gouvernance ou d'élaboration de stratégies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit là d'une véritable révolution dans la compréhension du musée: il contribue à produire des retombées importantes en matière d'image, d'activité économique et d'emploi. Le musée de site du &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.familistere.com&quot;&gt;Familistère&lt;/a&gt; témoigne bien de ce renversement de perspective. Le patrimoine n'est plus considéré par les collectivités territoriales comme un frein au développement local, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble qu'il faille toutefois s'interroger, avec l'auteur, sur cette tension grandissante: peut-on concilier la mission scientifique et culturelle des musées avec l'exigence de mise en valeur qui conduit à l'amélioration des services aux visiteurs, à l'intégration aux projets de développement des territoires?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tourisme, événementiel, communication: les musées sont aux prises avec le marché. S'ils ne peuvent l'ignorer, ils ne doivent pas pour autant succomber aux dérives commerciales. C'est là le rôle des professionnels de la culture: donner des clés de lecture adaptées à la compréhension de discours scientifiques rigoureux et ambitieux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://sophie-mouton.info/post/2007/06/04/Jean-Michel-Tobelem-et-le-nouvel-age-des-musees#comment-form</comments>
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    <title>Jean-Baptiste-André Godin et le Familistère de Guise</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/05/31/Jean-Baptiste-Andre-Godin-et-le-Familistere-de-Guise</link>
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    <pubDate>Thu, 31 May 2007 15:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>Aisne</category><category>Familistère</category><category>habitat</category><category>histoire</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right; width: 192px; height: 289px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/statue_JBAG.JPG&quot; /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’amélioration du sort des classes ouvrières
n’aura rien de réel, tant qu’il ne leur sera pas accordé les Équivalents de la
Richesse, ou, si l’on veut, des avantages analogues à ceux que la fortune
s’accorde. […]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour enlever les familles ouvrières aux maux qui les
poursuivent dans leur isolement, il faut s’élever à une conception supérieure
de l’habitation humaine; il faut l’union des familles et leur coopération; il
faut réunir au profit de leur collectivité les avantages qu’on ne peut créer
isolément pour chacune d’elles. […]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pouvant faire un Palais de la chaumière ou du galetas de
chaque famille ouvrière, nous avons voulu mettre la demeure de l’Ouvrier dans
un Palais; le Familistère, en effet, n’est pas autre chose, c’est le Palais du
Travail, c’est le &lt;strong&gt;Palais social&lt;/strong&gt; de l’avenir.&lt;sup&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/post/2007/05/31/#pnote-13-1&quot; id=&quot;rev-pnote-13-1&quot;&gt;(1)&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L’auteur de ces lignes est un brillant capitaine d’industrie
qui, au milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, a fait fortune dans la fabrication
d’appareils de chauffage innovants, auxquels il a laissé son nom&amp;nbsp;: Godin.
Fils de serrurier, l’homme naît en 1817 dans la campagne de Thiérache, sur la
frontière nord de la France. Autodidacte, sa réflexion sur l’habitat et les
conditions de vie des travailleurs résulte d’une prise de conscience précoce,
alors qu’il effectue dans les années 1830 son «&amp;nbsp;tour de France&amp;nbsp;»,
comme il est alors d’usage dans le monde ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 1em 0 1em 1em; float: right; width: 181px; height: 274px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/AD_Familistere.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pensée et l’œuvre de Jean-Baptiste-André Godin
s’inscrivent en effet dans le contexte difficile de la France de la première
moitié du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Au lendemain du choc de la Révolution, face
aux mutations de la société, nombre de penseurs s’emploient à imaginer les
structures d’une cité moderne. Ils cherchent avant tout à apporter une réponse
à une question nouvelle et qui ne quittera plus le devant de la scène&amp;nbsp;: la
question sociale. La France de la première moitié du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle
connaît en effet une croissance urbaine qui fait de la ville un lieu de
tensions sociales. Ces villes attirent surtout les plus pauvres, qui fuient les
campagnes surpeuplées et sont très mal
préparées à l’accueil de ces populations. La question du logement est alors
cruciale&amp;nbsp;: le bâti est souvent ancien et on pratique plus l’entassement
que l’extension, ce qui n’est pas sans générer de nombreux problèmes, notamment
sanitaires. Dans les années 1820 apparaît une nouvelle catégorie de
travailleurs&amp;nbsp;: le prolétariat, peu qualifié, analphabète et en grande
précarité. C’est autour de ce nouveau prolétariat que va émerger la question
sociale. Alors que la richesse industrielle se développe, alors que la civilisation
semble progresser, l’industrialisation s’accompagne d’une nouvelle forme de
misère. Deux grands types de réponse vont être apportés à ce problème. Une
première paternaliste, qui appelle au retour à la tutelle, à la mise en place
d’un patronage volontaire et bienveillant des élites. Une seconde socialiste,
qui vise avant tout à émanciper l’homme et à substituer au capitalisme
individualiste, l’associationnisme solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jean-Baptiste-André Godin, l’association des
travailleurs est la solution. L'industriel va donc mettre à profit sa réussite économique
en s’employant à améliorer les conditions de vie de ses ouvriers, mettant à
leur disposition des services&amp;nbsp;collectifs: les «&amp;nbsp;Équivalents de la
Richesse&amp;nbsp;». S’inspirant des théories de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Fourier&quot;&gt;Charles Fourier&lt;/a&gt;, il va mener une
expérimentation sociale inédite à Guise, dans l’Aisne, en construisant
progressivement une cité communautaire&amp;nbsp;: le Familistère, étymologiquement
«&amp;nbsp;lieu de réunion des familles&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block; width: 365px; height: 243px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://sophie-mouton.info/public/images/vue_familist_re_usine.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de Guise comprend deux volets indissociables: tout d'abord le lieu de production, l'&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.godin.fr/&quot;&gt;usine Godin&lt;/a&gt; toujours en fonctionnement aujourd'hui et sur l'autre rive de l'Oise, le «&amp;nbsp;Palais social&amp;nbsp;» où était organisée la vie des ouvriers et de leurs familles. Après un siècle de fonctionnement sous forme d'une coopérative de production, de consommation et d'habitation, le site de Guise revient en 1968 dans le giron capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Familistère comprend donc des éléments patrimoniaux de nature différente: bénéficiant d'une architecture remarquable, il s'agit d'un héritage industriel important mais aussi d'un lieu de référence pour l'histoire du logement et de la vie en communauté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après la dissolution en 1968 de l’Association coopérative du
Capital et du Travail, le Familistère perd progressivement sa cohérence et son
identité. L’état sanitaire général se dégrade rapidement. Aujourd’hui le site
bénéficie d’un programme ambitieux de restauration et de mise en valeur&amp;nbsp;:
le programme Utopia, mené par le syndicat mixte du &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.familistere.com&quot;&gt;Familistère Godin&lt;/a&gt; (&lt;acronym title=&quot;Syndicat mixte du Familistère Godin&quot;&gt;SMFG&lt;/acronym&gt;). C'est au sein de cette structure que j'ai réalisé mon &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/experiences/familistere_guise&quot;&gt;stage de fin d'études&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/post/2007/05/31/#rev-pnote-13-1&quot; id=&quot;pnote-13-1&quot;&gt;(1)&lt;/a&gt; Godin, Jean-Baptiste-André, &lt;em&gt; Solutions
sociales&lt;/em&gt;, Paris, 1871, ch. «&amp;nbsp;Les Équivalents de la Richesse&amp;nbsp;» p.
426 - 434&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bienvenue</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2007/05/16/Bienvenue</link>
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    <pubDate>Tue, 29 May 2007 20:22:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>moi</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Merci de votre indulgence, les travaux sont en cours!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez d'ores et déjà découvrir les pages  &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/projet&quot;&gt;Mon projet&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/experiences&quot;&gt;Mes expériences&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rubrique &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/&quot;&gt;Au fil du temps&lt;/a&gt; accueillera des billets du quotidien, qui vous feront part de mes coups de cœur, de mes découvertes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>D'un blog l'autre...</title>
    <link>http://sophie-mouton.info/post/2005/11/18/dunbloglautre</link>
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    <pubDate>Fri, 18 Nov 2005 17:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sophie Mouton</dc:creator>
        <category>Deutsch de la Meurthe</category><category>histoire</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cet article a été publié le 18 novembre 2005 sur le blog &quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic; font-weight: bold;&quot; hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.julien-carnot.net/et-pourtant/&quot;&gt;Et pourtant elle tourne...&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;Vous pouvez également consulter l'abstract de mon mémoire, disponible en &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/experiences/deutsch_de_la_meurthe&quot;&gt;français&lt;/a&gt; et en &lt;a href=&quot;http://sophie-mouton.info/experiences/masters_thesis_deutsch_de_la_meurthe&quot;&gt;anglais&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous avez pu le remarquer, j'écris assez peu régulièrement! Je
sais que je n'ai pas d'excuse, tout le monde a du boulot! Mais bon, je
vais essayer de répondre à une question qui m'a été souvent posée ces
temps-ci (et qui explique en partie mon absence sur ce blog): qu'est-ce
que je fais exactement cette année?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Après quelques péripéties de rentrée, je suis officiellement inscrite en Master 1 Recherche Histoire, mention Anthropologie historique à l'université Paris IV-Sorbonne! Tout ça n'est pas très parlant et à vrai dire est assez peu représentatif de ce que je fais.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Cette année je mène une enquête...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je travaille sur une famille juive, les Deutsch de la Meurthe, une dynastie industrielle qui a su investir dans un secteur promis à un avenir radieux: le pétrole. Tout leur génie est d'avoir fait ce pari alors même que le moteur à explosion n'existait pas... Nous sommes en effet sous le Second Empire et Alexandre Deutsch, raffineur d'huiles végétales, décide d'acheter les premiers fûts de pétrole importés en France. Son entreprise sera florissante et quand ses deux fils, Henry et Émile reprennent l'affaire en 1866 officieusement, puis officiellement en 1877 avec la création de la société &quot;A. Deutsch et ses Fils&quot;, leurs usines sont pionnières en Europe. La Première Guerre mondiale est un tournant pour les importateurs français de pétrole, l'État se rend enfin compte de l'importance stratégique de cette énergie et s'attache à organiser ce domaine industriel. En 1922, l'entreprise se transforme en &lt;acronym title=&quot;Société anonyme&quot;&gt;SA&lt;/acronym&gt; pour fusionner avec la célèbre major Royal Dutch - Shell et devient la Société des Pétroles Jupiter. Mais c'est aussi la fin de l'aventure familiale avec la mort d'Émile, en 1924.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà de l'aspect purement entrepreneurial, qui mêle innovation et stratégies étatiques, il s'agit également d'étudier les réseaux de sociabilité dans la haute-bourgeoisie parisienne, de 1850 à 1925. Car notre famille va faire beaucoup de choses grâce à sa fortune... Émile et Henry sont deux mécènes de premier plan sous la III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; République, chacun dans son domaine. Henry est passionné d'aviation, il stimule le développement de l'aéronautique grâce à des prix fort connus qui portent son nom (remportés en 1901 par Santos-Dumont et en 1908 par Henri Farman). Membre fondateur de l'Aéro-club de France, il en sera le président de 1913 à 1919. On voit bien ici le rapport entre son &quot;hobby&quot; et l'entreprise familiale, il investit dans un secteur auquel il croit et qu'il veut promouvoir. Henry Deutsch de la Meurthe côtoie dans ce club l'aristocratie française, participe à des salons et se pique même d'écrire un opéra (qu'il appelle évidemment &quot;Icare&quot;)!!! Imaginatif, inventif, un brin excentrique ou peut-être exhibitionniste il assure la promotion de l'affaire... Il subventionne également la recherche fondamentale (Saint-Cyr et le CNAM). Émile lui, c'est le gestionnaire. Ses dons vont à des sociétés juives de charité. Son nom reste attaché à la cité universitaire internationale de Paris qu'il fonde en 1920. Les deux sont donc complémentaires!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ajouter l'aspect religieux qui n'est pas à minorer. Les Deutsch de la Meurthe vont en effet jouer un rôle important dans le Consistoire central et dans le Consistoire de Paris. Mais sur ce point, j'avoue ne pas être encore très avancée... (je garde le meilleur pour la fin???)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon sujet a donc de multiples facettes, il me plonge dans les méandres de la société française qui connaît de profondes mutations à la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et au début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. C'est cette diversité qui est passionnante. Je découvre des inventeurs fous, des oeuvres philanthropiques, des sensibilités religieuses, des prises de risque économiques... Je traverse les Expositions universelles, l'Affaire Dreyfus, les guerres contre notre voisin allemand, la Belle époque: des temps de troubles et d'innovations...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre chose: rien n'a été fait de près ou de loin sur ce sujet! C'est très stimulant intellectuellement, même si souvent ça ne me facilite pas les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour être tout à fait sincère, cette aventure a un aspect moins rigolo: l'aspect &quot;logistique&quot;!! Je dois en effet me battre pour m'inscrire dans les bibliothèques et autres services d'archives... Jongler avec mon emploi du temps et courir aux quatre coins de Paris pour trouver un bouquin ou un document qui me semble essentiel (et qui bien souvent est totalement inutile!!).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joies et contraintes de la recherche! ;-)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai essayé de vous donner un bref aperçu de ce qui m'occupe en ce moment. Et à partir de janvier j'agrémenterai tout cela d'un stage instructif au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme. Mais c'est une autre histoire...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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